LE MAGAZINE DE LA CAR CULTURE
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Intersection n°30
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The Kills

Texte : Timmi Vau et Alina Amato ; Photographie : Irina Gavrich

The Kills prennent le volant de la Stutz Blackhawk, la voiture préférée d’Elvis.

_mg_6058extraIntersection : Est-ce qu’il vous arrive de perdre le nord à force d’être en tournée non-stop ?

Alison Mosshart : On vit dans un monde où lorsqu’on arrive à l’hôtel et qu’on regarde par la fenêtre, on a toujours la même vue. Il peut nous arriver de ne plus trop savoir où on est. Jamie Hince : Avant, quand j’arrivais dans une ville, j’allais toujours visiter les lieux phares. Les studios Hansa à Berlin, où David Bowie a enregistré l’album Heroes, l’hôtel Chelsea à New York, etc.

Inter : De nombreux musiciens et artistes ont séjourné et même vécu dans cet hôtel, notamment les Superstars d’Andy Warhol.

JH : Tout à fait, mais tout ça s’est arrêté à un moment donné. Nos vies sont dominées par la culture de consommation. Tout se ressemble. Nous autres artistes devons nous nourrir de cette culture et la recracher. David Bowie, qui est mort récemment, a fonctionné de cette manière jusqu’à la fin. J’ai la chair de poule quand je pense à lui.

Inter : Bowie a-t-il été important pour vous ?

JH : Absolument.

Inter : Également en tant qu’icône de la
mode ?
AM : Évidemment !
JH : Quand j’étais adolescent, j’ai vu le film L’Homme qui venait d’ailleurs, avec Bowie dans le rôle principal. Le lendemain, je me suis teint les cheveux en orange et approprié son style.

AM : [rires] Je suis fascinée par le fait que la carrière de Bowie ait duré aussi longtemps. Il s’est réinventé tant de fois, sans craindre le changement et sans se répéter. En tant qu’artiste, ça m’a toujours semblé très libérateur.

Inter : Aux débuts de The Kills, vous vous faisiez appeler Hotel and VV lors de vos apparitions sur scène. Pourquoi ?
AM : En fait, on cherchait notre identité. On était bien décidés à suivre notre propre voie.

Inter : Être indépendant et original, c’est devenu plus difficile ?
JH : Ça dépend. Contrairement au hip-hop, à la techno ou au RnB, le rock ne permet pas vraiment d’expérimenter de nouvelles choses, ce qui rend d’autant plus nostalgique du bon vieux rock’n’roll de l’époque des légendes. Les jeunes artistes rêvent d’être les nouveaux Led Zeppelin, Bowie ou les Rolling Stones.

AM : Même s’ils aiment cette musique, pourquoi ne pas faire ce qu’ils veulent ?
JH : Peut-être, mais aujourd’hui, l’attitude punk ou rock est devenue plus importante que la musique en soi. « Rock » est devenu un putain d’adjectif.

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Découvrez la suite de l’interview de The Kills dans Intersection #29, disponible en kiosque et sur le e-shop.

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