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Intersection n°30
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paul smith bicycle intersection magazine

Paul Position

Photographie : Vincent Desailly ; Texte : Yorgo Tloupas

Le pape de l’élégance britannique signe un ouvrage consacré à son amour pour le cyclisme. De passage à Paris, nous avons rencontré Paul Smith pour évoquer avec lui les bouleversements qu’a connus la mobilité à deux roues.

La dernière fois que nous avions rencontré Sir Paul Smith, il nous avait reçus dans ses bureaux londoniens, et à la fin de notre entretien, avait joyeusement chevauché
sa Triumph Bonneville T100, seule moto sur laquelle il ait posé sa touche graphique. Les stries serrées de Paul Smith, irrégulières et multicolores, sont depuis longtemps devenues une marque de fabrique, une signature à la fois habile, subtile et omniprésente. Appliqué sur des revers de vestes, des chaussettes, des sacs en toile, des branches de lunettes, mais aussi sur les réservoirs de ces Triumph et la carrosserie d’une Austin Mini ou d’une Jaguar X-type en 2001, ce motif a permis à son empire de s’affirmer et de s’étendre sans avoir à logotyper tous ses produits.

Si on a beaucoup vu ses voitures, la raison pour laquelle Paul Smith nous reçoit cet automne dans ses bureaux parisiens concerne la sortie de son ouvrage Mon album du cyclisme, qui retrace et explore en détail sa passion pour un tout autre véhicule : le vélo. Son Hollandais local lui sert à arpenter les ruelles du Marais autour de l’hôtel particulier qui abrite son QG. Après avoir fièrement posé pour notre photographe, il a été ravi de pouvoir discuter d’autre chose que d’ourlets, d’Automne/Hiver et de bloggeuses mode.

paul smith bike interview intersectionDepuis sa première interview dans Intersection, le paysage de la mobilité a changé, en particulier dans les grandes zones urbaines. Paul Smith a pu assister à ces bouleversements en direct à Londres, où l’usage de l’automobile a fortement reculé depuis dix ans au profit du cyclisme. « Je pense que ce changement est dû à l’accumulation de plusieurs facteurs », explique-t-il. « Le premier, c’est que la qualité des vêtements de cyclisme quotidiens s’est améliorée. J’ai dessiné de nombreuses pièces pour Rapha (marque de vélo londonienne jeune et culte, ndlr) à ses débuts, et je pense que c’est une chose que les gens ont apprécié, car les vêtements de vélo que l’on pouvait jusque là porter au quotidien étaient trop geeky, trop purement fonctionnels.»

Pour découvrir l’intégralité de l’interview de Paul Smith, commandez Intersection #30 sur notre e-shop.

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