Intersection #34

Disponible sur notre e-shop.

Blog

Mars, ça repart

Diana Weihmeier, D.A. de la revue artistique et scientifique « Plasma magazine », nous parle du long voyage d’Elon Musk vers Mars. 

En 2015, je suis allée au cinéma pour voir Matt Damon survivre sur Mars en cultivant des pommes de terre. À l’époque, j’avais commencé à assister à une série de conférences sur la navigation spatiale interplanétaire et j’ai vite trouvé de nombreux détails totalement irréalistes, bien que la science-fiction puisse être sacrément inspirante. Basé sur le roman d’Andy Weir, le film Seul sur Mars est un pur divertissement qui illustre de manière très parlante les progrès actuels des technologies de navigation spatiale. Toutes les grandes organisations spatiales, qu’elles soient publiques ou privées, en particulier SpaceX, concentrent leurs recherches sur l’atterrissage de vols habités sur Mars. La vision de l’entrepreneur Elon Musk est cosmique : il veut construire les fusées qui nous emmèneront un jour sur la planète rouge. Ziolkovski, Goddard et Von Braun ont tous rêvé de faire ce voyage, mais Musk, lui, est réellement bien parti pour pouvoir le faire. Il brise toutes les règles du jeu. Depuis 1949, ce rêve a donné lieu à des projets mûrement réfléchis. Presque soixante-dix ans plus tard, ces visions deviennent de plus en plus concrètes, comme dans le livre scientifique allemandDas Marsprojekt. L’exploration du système solaire a longtemps été l’apanage des entreprises spatiales à financement public telles que la NASA, l’ESA ou Roscosmos. La Station spatiale internationale (ISS), merveilleux exemple de coopération internationale et d’architecture extra-planétaire en OTB (orbite terrestre basse), est actuellement le seul habitat non terrestre. Grâce au regroupement des ressources financières, des technologies, des connaissances ainsi que des hommes et des femmes prêts à prendre des risques, nous avons un petit avant-goût de ce que l’avenir nous réserve. Parmi les nombreuses expériences menées à bord de l’ISS, l’astronaute Scott Kelly et le cosmonaute Mikhail Kornienko y ont passé 381 jours (2015-2016) dans le cadre d’une mission de préparation pour mieux comprendre les effets de l’apesanteur à long terme en vue des vols habités vers Mars. Avec la trajectoire de Hohmann…

L’intégralité du sujet disponible ici

26 juillet 2018
Néo-Berline
31 juillet 2018
Courant Alternatif