Intersection #34

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L’imprenable

IL POLARISE L’ATTENTION, ET DOUBLE SES CONCURRENTS SUR LA DROITE. LE CRÉATEUR DE MODE PHILIPP PLEIN S’INTÉRESSE AU SUCCÈS, PAS AUX CONVENTIONS. NOUS L’AVONS RENCONTRÉ POUR PARLER DE VOITURES, DE RÊVES ET DE L’AVENIR DE SA MARQUE.

C’est probablement l’un des créateurs de mode les plus controversés et les plus encensés du moment. Avec un chiffre d’affaires de
225 millions d’euros en 2016, il fait peur aux grandes marques traditionnelles, mais continue de plus belle sur sa lancée, propulsé par un moteur infatigable : l’envie d’avoir encore plus de succès et de gagner encore plus d’argent. Alors pourquoi le anti-héros de la mode est-il sous-estimé à ce point ?

C’est une chaude journée d’août à Cannes. Si de nombreux bureaux ont fermé pour congés annuels, ce n’est pas le cas de Philipp Plein : toute son équipe créative l’a rejoint sur la Côte d’Azur pour travailler sur la prochaine collection Automne/Hiver dans le « bureau éphémère » installé dans sa villa, La Jungle du Roi. Dès l’entrée, on est ébloui par le garage en verre où trônent sa Rolls-Royce Dawn marron et sa Lamborghini Aventador noire mate. Derrière, une grosse inscription clignote : « Every weapon needs a master ». Celle qui se trouve sur la terrasse nous plaît encore plus :

« Kiss me like you love me, fuck me like you hate me».

Philipp Plein, qui a offciellement créé sa marque en 1998 alors qu’il était encore designer de meubles, aime et vit le luxe de manière aussi bruyante, sexy et tape-à-l’œil  des autres, car ce qu’il vend, c’est du rêve – son rêve à lui, qui s’avère aussi celui de beaucoup d’autres. Il a réussi à s’entourer de grands noms de l’industrie, dont Carine Roitfeld, le photographe star Steven Klein et la méga-publiciste Karla Otto. Outre sa ligne de prêt-à-porter, le « Groupe Plein » s’est depuis étoffé de la marque Plein Sport et de la griffe de luxe Billionaire. Pourtant, tout ne tourne pas qu’autour d’un style de vie fait d’excès et d’excentricités. Dès le départ, cet excellent stratège a su tirer parti de sa position d’outsider en la jouant «David contre Goliath». Sa seule règle ? Aucune règle ! Dans son univers, pas question de jouer les lèche-bottes auprès des pontes de l’industrie. Pourquoi est- il si libérateur de rester dèle à ses rêves et de les vivre avec audace ? Rencontre avec Philipp Plein dans sa villa cannoise.

L’intégralité de l’interview est disponible dans le numéro #32 d’Intersection

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