Intersection #38 – Shop Now

 

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L’auto Curateur

Avant tout le monde, Hervé Poulain initié la collaboration marque-Artiste. 

Cofondateur de la Maison de vente aux enchères Artcurial, Hervé Poulain est aussi le père des Art Cars BMW,voitures peintes par les plus grands (Calder, Lichtenstein, Warhol), puis conduites au 24 Heures du Mans. Alors que celles-ci font étape à Paris au Brand Store BMW, nous le rencontrons pour revenir sur une formidable épopée automobile.

Le sport automobile et l’art sont deux domaines presque opposés qui n’ont rien à voir l’un avec l’autre. Pourquoi les avoir fait se rencontrer ? Parce que c’est ma vie ! J’ai commencé à courir assez tard – j’étais déjà commissaire-priseur – mais avec succès. J’ai commencé en R8 Gordini, puis j’ai eu quelques Alpine… Comme je ne me débrouillais pas trop mal, j’avais le même rêve que tous les jeunes gens de l’époque : faire Le Mans. Parmi mes heures de gloire, j’ai eu une R12 Gordini de Groupe 2 avec laquelle j’ai toujours remporté sa classe de cylindrée.Pour l’usine, j’ai participé au rallye du Bandama [en Côte d’Ivoire, NDLR] où j’ai rencontré Jean Todt. Je m’en suis très bien sorti. Je tiens à le dire, parce qu’on croit que c’est l’idée des Arts Cars qui m’a métamorphosé en pilote. Non, j’étais d’abord pilote et commissaire- priseur, j’avais ça en moi. J’aurais pu passer une vie à Avranches dans la Manche sans savoir que j’étais fait pour apprécier la beauté et la culture sous toutes leurs formes. J’insiste là-dessus : je suis un généraliste de l’art, j’aime tout ce que l’être humain est capable de créer, qui nous emporte et élève l’esprit. Quand on me dit, « Ah ! Vous êtes le type des voitures », ça me fait plaisir, mais c’est très réducteur. Tout le reste m’intéresse : je vends des tableaux, des meubles anciens… J’étais donc fou de beauté et dingue de vitesse, et très naturellement, je me suis dit qu’il fallait réunir les deux. C’étaient en fait trois mondes, celui de la course, celui de l’industrie et celui de l’art, qui n’avaient aucune relation entre eux. Un jour, j’ai croisé Jean Todt dans la rue et lui ai glissé que j’avais une idée que je n’arrivais pas à vendre. À l’époque,

il n’y connaissait rien en art – ça a bien changé depuis – et il m’a dit : « Si ton Calder est un type aussi important que ça, il n’y a qu’une personne qui puisse comprendre, c’est Neerspach [alors directeur de la compétition de BMW, NDLR]. On va à la maison et on l’appelle.» Voilà l’histoire.

[L’intégralité du sujet est à découvrir dans le numéro 38]

Par Yan-Alexandre Damasiewicz . Photographies de Félix Dol Maillot

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