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La voiture de 2050, c’est quoi ?

QUELLES SONT LES OPTIONS POUR LA VOITURE ZÉRO ÉMISSION DU FUTUR ? VOICI QUELQUES PISTES… Par Yan-Alexandre Damasiewicz

Tous électriques ? Ça reste à voir. De nombreux pays ont annoncé interdire à moyen terme la vente de voitures thermiques : dès 2025 pour la Norvège, 2030 pour les Pays-Bas, l’Inde et l’Irlande, 2040 pour la France et le Royaume-Uni, 2050 pour le Japon. Ce qui ne veut pas dire que tout va changer du tout au tout à l’échelle globale : à l’échéance 2050, la part mondiale des voitures à moteur à combustion devrait encore osciller entre 50 et 70 %, selon les estimations et les scénarios. Quant à l’hydrogène et aux piles à combustible, l’avenir reste totalement flou. La plupart des constructeurs automobiles y croient à long terme en raison de la rapidité à faire le plein – comme avec un véhicule à essence –, par rapport à la recharge des batteries qui prendra toujours, dans le meilleur des cas, quelques dizaines de minutes. Reste que la production de l’hydrogène est extrêmement énergivore, son transport complexe à cause du stockage sous très haute pression et de sa faible densité volumétrique, ses infrastructures onéreuses (une pompe coûte aujourd’hui un million d’euros) et son prix pour le client bien moins avantageux que celui de l’électricité – le tout faisant dire à certains experts que le véhicule à pile à combustible restera à jamais une chimère. Tous en chinoise ? Possible. Dès 2019, une voiture sur dix produite en Chine devra être électrique, avec 7 millions de véhicules attendus en 2025, mais surtout 22 milliards d’euros d’investissement contre 3,2 dans l’Union Européenne et une véritable pression Lgouvernementale pour faire de l’automobile électrique la nouvelle arme de la domination économique chinoise. Avec en prime une véritable main basse sur les matières premières qui permettent la fabrication de batteries et de composants, ainsi que la possible prise de pouvoir au sein de constructeurs européens. Tous conducteurs ? Probable. Contre toute attente, le rêve de la voiture autonome s’avère bien plus complexe que prévu, avec une foultitude de situations non seulement insolubles pour une intelligence artificielle, mais également dénuées de toute piste de résolution pour les chercheurs. Apprendre à l’IA à contourner les interdits pour prendre des initiatives sur la route n’est pour l’instant pas au programme. Alors qu’on imaginait il y a encore peu la voiture autonome envahir nos villes, il s’avère que cet environnement est le plus complexe pour elle : afin de fonctionner correctement, elle a besoin d’un écosystème normé où tout intrus (piéton, et tout autre mode de locomotion non autonome) est clairement identifié. Donc, interdiction de traverser la route, ce qui dans un futur proche renvoie l’auto autonome à la seule autoroute, ou à des zones très restreintes. Et encore, car pour être pertinente, elle devra être autonome à 100 % – à 99 %, le risque sera trop grand pour lâcher le volant plus de quelques instants… Si ce n’est pas pour tout de suite, rien n’empêche d’y croire pour 2050, mais les voitures conduites par des humains seront probablement archi-majoritaires.

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