LE MAGAZINE DE LA CAR CULTURE
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Intersection n°30
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EDITO #31 : SPÉCIAL FEMMES (AU VOLANT)

Tania Feghali et Yan-Alexandre Damasiewicz

EDITO

L’imaginaire automobile est masculin et il en a, paraît-il, toujours été ainsi. Visiblement une question de performance, de pouvoir ou de statut à régler. L’homme dans sa voiture se voit comme le maître incontesté de son destin. Pour l’homme, la voiture qu’il possède doit être à la mesure de sa réussite. L’homme trace sa route, l’homme contrôle sa machine, mais aussi le destin de ses occupants… Dans la culture populaire, rares sont les femmes à s’être glissées sans a priori dans le fauteuil du conducteur, si ce n’est pour exacerber la symbolique de l’émancipation et de l’indépendance. L’automobile, un monde masculin ? L’homme se complaît peut-être à le croire, trop heureux d’entretenir ce qui reste l’un des derniers bastions de la misogynie. Dans ce cadre, la femme reste cantonnée au rôle de faire-valoir masculin. Femme trophée pour voiture trophée, il a l’une, il aura l’autre, et vice-versa. N’est-ce pas surtout dans ce cas de gure que le caractère patriarcal de l’automobile mérite d’être condamné ? Cette sexualisation dénote chez l’homme un manque d’assurance.

L’histoire de l’automobile s’est aussi faite par les femmes et leur rôle est désormais de plus en plus prépondérant. Des groupes et des constructeurs tels que General Motors, smart ou Citroën sont dirigés par des femmes. Certaines voitures que vous conduisez ont été imaginées ou dessinées par des femmes, et ce ne sont pas nécessairement celles que vous croyez. Quelques machos en BMW Z4 ou en Acura NSX feraient bien de se remettre en question… Et que dire de ces femmes qui roulent plus vite que les hommes en sport automobile ? Oui, il y en a : essayez donc de suivre Michèle Mouton sur une route de Corse, ou Marta Garcia en kart. Bon courage. D’ailleurs, qu’est-ce donc que le courage ? L’inconscience ? La vitesse ? N’avoir pas peur de mourir ? Le risque ? Ou est-ce la volonté d’être qui on est vraiment ? D’être intègre et authentique en suivant son propre chemin ?
Finalement, être femme ou homme n’a pas d’importance, nous rejoignons automatiquement un « métagenre » : celui du soi.

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