LE MAGAZINE DE LA CAR CULTURE
Widget Image
Intersection n°30
Disponible sur notre e-shop.

Blog

De l’Electricité dans l’Air

Texte : Nicolas Dembreville, Photographie : Charles Nègre

LE 23 AVRIL DERNIER, 18 MONOPLACES ÉLECTRIQUES ÉTAIENT LÂCHÉES DANS LES RUES DE PARIS. LA CAPITALE ACCUEILLAIT POUR LA PREMIÈRE FOIS UN GRAND PRIX DE L’INNOVANT CHAMPIONNAT FORMULE E.

Un samedi d’avril, le 7e arrondissement de Paris s’est transformé en vaste circuit de voitures électriques. Un peu comme si un géant avait métamorphosé le placide quartier des Invalides en Scalextric version XXL. Le retour d’un Grand Prix automobile intra muros revêt un caractère hautement symbolique. Il faut en effet remonter au début des années 50 pour retrouver la trace de la dernière course parisienne. Et encore, à l’époque, la Coupe de Paris s’était déroulée non pas en ville, mais dans le bois de Boulogne. Plus rien depuis, à l’exception de quelques démonstrations de F1 descendant les Champs-Élysées, moteurs hurlant de souffrance en raison du train de ver de terre qui leur était imposé. La course parisienne fait partie du championnat FIA Formule E né en 2014, qui compte une dizaine de rendez-vous urbains avec pour décor Pékin, Mexico, Londres, Buenos Aires, Berlin ou Moscou… autant de grandes capitales que l’aspect eco-friendly de ces monoplaces 100 % électriques a réconcilié avec la compétition automobile.

 

intersection_avril16_4TAG HEUER DANS LA COURSE
L’horloger high-tech TAG Heuer, l’un des premiers à avoir osé la montre connectée, soutient avec ferveur ce championnat dont il est le chronométreur et fournit la montre
officielle. « Le puissant univers créé autour de la Formule E redéfinit les relations entre jeunesse et sport auto », se félicite Jean-Claude Biver, PDG de TAG Heuer. « La cible est un public jeune, soucieux de l’environnement et intéressé par la technologie, un auditoire qui a tout pour séduire TAG Heuer », explique le président de la division Montres chez LVMH.

LA CARRERA DANS LA COURSE

Chronométreur et montre officiels du championnat FIA de Formule E, TAG Heuer a choisi le très avant-gardiste chronographe Carrera Calibre Heuer 01 pour matérialiser ce partenariat. Les bolides électriques qui participent à cette compétition symbolisent une nouvelle ère en matière de course automobile.
Ils s’associent à merveille à cette montre high-tech dont le nom rend hommage à Édouard Heuer, fondateur de la marque en 1860. Ses cadrans et fonds ajourés laissent admirer le Calibre Heuer 01 très sophistiqué qui dispose notamment d’une impressionnante roue à colonne rouge bien visible. Auparavant monobloc, l’imposant boîtier en titane de 45 mm se compose désormais de douze pièces différentes.
Ce nouvel assemblage autorisera le développement ultérieur de moult variantes.

intersection_avril16_2

 

DES AUTOS PRESQUE IDENTIQUES

Avec leurs roues non carénées, leur cockpit ouvert et leurs innombrables ailerons ou spoilers, ces monoplaces qui ravitaillent à la prise ressemblent à des vaisseaux spatiaux. Techniquement, elles sont assez proches car elles reposent sur des châssis et des pneumatiques Michelin identiques. Les écuries sont juste autorisées à travailler moteur, boîte et système de refroidissement. À Paris, ces bolides qui abattent le 0 à 100 en 3 secondes ont lutté pendant 45 minutes, accumulant les tours du circuit éphémère de deux kilomètres de long. En gros, le tracé contourne l’Hôtel des Invalides et ménage une petite ligne droite jusqu’à la Seine où les autos « prennent 220 km/h ». Les jours ouvrables, tout un chacun peut enchaîner ce périple au volant de sa Renault Twingo… Sur route comme en course, l’autonomie reste la faiblesse principale des autos électriques. Les Formule E ne font pas de miracles. Elles « donnent tout » pendant une demi-heure, puis rentrent au stand. Là, le pilote abandonne son « bolide flapi » pour un autre plein de jus. Bref, il change de monture comme à l’époque des diligences.

EX-STARS ET « FILS DE »

Le championnat accueille des enseignes reconnues, comme Venturi, DS, Renault e.dams ou encore Mahindra. Au volant, on croise notamment d’anciennes stars de F1 comme Nick Heidfeld et Sébastien Buemi, ou des « fils de » tels Nelson Piquet Junior, Bruno Senna ou encore Nicolas Prost. Au chapitre des regrets, le bruit strident des autos rend nostalgique des vocalises rageuses des monoplaces thermiques. Quoi qu’il en soit, le public a largement adhéré à ce rendez-vous parisien. Les 20 000 places (dont 5 000 distribuées gracieusement) ont facilement trouvé preneurs. Un vrai succès

intersection_avril16_5

10 septembre 2016
Poursuite
15 septembre 2016
X Y Z