Intersection #36 – Shop Now

 

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Bécane Bio

FINIES, LES BRÊLES PÉTARADANTES ! LE DEUX-ROUES SE RÉINVENTE EN PASSANT À L’ÉLECTRIQUE. NOUS AVONS FAIT NOS COURSES DE LÉGUMES BIO AU GUIDON DU SCOOTER ETT RAKER AVEC L’UN DE SE CONCEPTEURS, HADRIEN LE FLANCHEC. Texte et photographie : Yan-Alexandre Damasiewicz

Intersection : Comment est né ce projet ?

Hadrien Le Flanchec : Je vivais à Shanghai, où la mobilité thermique est fortement découragée par des taxes monstrueuses – une plaque coûte plusieurs dizaines de milliers d’euros. Je voulais faire une moto. Avec un ami, on a commencé à transformer de vieilles motos Honda, à remplacer le réservoir par des batteries, etc., mais ça s’est avéré trop compliqué. L’idée la plus simple, c’était de poser la batterie, de l’insérer entre deux plaques d’alu et de construire la moto autour. Nous avons construit une trentaine de prototypes que nous faisions essayer à nos amis. Nous avons testé beaucoup de pièces, puis nous avons fait une mini-levée de fonds et sommes allés voir un constructeur qui a réalisé la moto «légalement». Nous avons fabriqué cette première série de motos en 2017 à une centaine d’exemplaires, quasiment tous vendus.

Inter : Tout a été conçu en Chine ?

HLF : Oui, mais tout ne vient pas de Chine. Nos panneaux en aluminium sont coupés au jet d’eau à Taïwan, le moteur est fourni par Bosch, les batteries par Panasonic, les freins par Nissan… L’assemblage de ces motos se fait en Chine, mais nos vélos sont conçus et fabriqués en Angleterre.

Inter : Comment s’opère le choix de ces pièces ?

HLF : Nous avons fait beaucoup d’essais de différentes pièces, toujours avec la volonté d’avoir une qualité supérieure à celles d’autres produits sur le marché. Comparé à une « 50 cm3 » qui aurait les mêmes caractéristiques de batteries, on
a plus d’autonomie, car on utilise un contrôleur (la pièce qui convertit l’énergie de la batterie au moteur) beaucoup plus complexe qui développe plus de puissance en pic. Quand eux roulent à 45 km/h, le nôtre peut monter à 90 km/h une fois débridé.

Inter : Quelle est la spécificité de ce scooter ?

HLF : Tout ce que nous fabriquons est conçu autour de la batterie. On peut donc la mettre où on veut dans le cadre, c’est-à-dire le plus bas possible pour abaisser le centre de gravité au maximum.

Inter : Quel est la gamme de vos produits ?

HLF : Ce scooter, qui est un équivalent 50 cm3, offre de meilleures performances qu’un 125 cm3, avec une autonomie de 120 kilomètres et une recharge complète en cinq heures (50 % en 1h30). Nous préparons une deuxième génération qui aura une batterie amovible plus pratique pour une ville comme Paris où les bornes de recharge sont rares. Puis, nous avons un vélo de ville dont la seconde version en aluminium présente l’une des plus grandes autonomies au monde – 170 kilomètres –, avec feu stop, cadenas intégré, transmission par courroie en carbone… Nous sommes aussi en train de développer une moto équivalent 125 cm3dont nous avons une dizaine de prototypes, et qui sortira en septembre 2019. Tous nos produits ont un positionnement haut de gamme. Sur le marché français, on trouve beaucoup de produits chinois rebadgés. Il n’y a quasiment pas de constructeurs propres. Nous, on développe réellement nos produits nous-mêmes, on mène des recherches de fiabilité et de dynamique… on ne se contente pas d’assembler des pièces.

Inter : D’autres projets ?

HLF : Nous développons une trottinette électrique qui sera la plus légère au monde. Entièrement en carbone, elle pèsera moins de 5 kilos, alors que la plupart des modèles sur le marché font entre 10 et 12 kilos.

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