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Courant Alternatif : Alejandro Agag

Par un beau jour de printemps, nous attendons Alejandro Agag non loin de l’esplanade des Invalides où règne une ambiance électrique à la veille de la trépidante Formula E qui s’apprête à traverser Paris les 27 et 28 avril. D’origine belge, algérienne et espagnole, fils du banquier Youssef Agag, Alejandro Agag a grandi entre Monaco, les États-Unis et l’Espagne. Il arrive tout sourire à notre rendez-vous, parle plusieurs langues en même temps et se déplace à la vitesse de la lumière avec une énergie débordante. Parmi ses multiples activités, il est notamment PDG du championnat de Formule E FIA. Alors qu’il a fait ses débuts en politique, il se lance dans le sport automobile après son mariage avec Ana María Botella, fille du Premier ministre espagnol, et décide de réinventer la discipline avec sa formule spéciale.

Intersection : Quel est votre premier souvenir automobile ?
Alejandro Agag : Quand j’étais petit, je vivais à Monaco avec mes parents et j’entendais toujours le vrombissement des voitures de F1 sur le goudron. Ce son a été mon premier souvenir lié à l’automobile. Il faut croire que ça a influencé mon parcours !

Inter : De quelle façon le sport vous a-t-il transformé ?
AA : Le sport, c’est ma vie. Quand j’ai quitté la politique il y a seize ans, j’ai décidé de me consacrer au sport. À l’automobile et aussi au football, mais surtout au sport automobile. Maintenant, c’est toute ma vie !

Inter : Quel rôle le sport avait-il eu jusqu’alors dans votre vie ?
AA : Paradoxalement, je ne suis pas quelqu’un de très sportif et je n’ai jamais été particulièrement doué en sport quand j’étais jeune. J’ai utilisé le sport pour le business. J’ai vu l’énorme potentiel du sport comme moyen d’atteindre et d’unir les gens. À partir de là, j’ai centré ma carrière autour de la création d’événements sportifs capables de réunir les individus autour d’un objectif.

Inter : Quels sont donc vos objectifs ?
AA : Le plus important pour moi, c’est qu’un sport comme la Formula E puisse véhiculer un message important, un grand objectif universel comme celui d’améliorer la vie des gens. La voiture électrique, le développement durable et la lutte antipollution sont les thématiques fondamentales de notre époque. Le côté ludique et divertissant du sport permet de sensibiliser le public sur ces sujets avec légèreté.

Inter : Quels sont les choix qui ont changé radicalement votre vie ?
AA : Un seul choix a changé ma vie : celui d’épouser ma femme, car il a aussi complètement modifié ma carrière. J’aurais pu continuer dans la politique, mais comme ma femme était la fille de José María Aznar (Premier ministre espagnol de 1996 à 2004), en l’épousant j’ai aussi choisi de renoncer à la vie politique. Cette décision représente un grand tournant, le moment décisif de ma vie.

Inter : Quelle serait votre devise ?
AA : Don’t care what people say, just keep going. Autrement dit, n’écoutez pas ce que disent les autres et tracez votre route. Tout le monde disait que j’allais échouer…

Inter : Quel est votre style de vie ?
AA : Ce que j’aime par-dessus tout, c’est passer du temps en famille et travailler. Je prends beaucoup de plaisir dans mon travail, mais aussi à faire la fête. Si on ne s’amuse pas, la vie n’a aucun sens. J’adore la fête, le cinéma et la musique. Ce soir, par exemple, je vais me déguiser en Panthère Rose pour la fête Hugo Boss.

Inter : Vous aimez le cinéma ?
AA : J’adore le cinéma ! Je suis très fan de sciences et de technologies. J’adore la science-fiction. Mon réalisateur préféré est Ridley Scott, mais la suite de Blade Runner est selon moi une totale hérésie.

Inter : Des voitures de prédilection ?
AA : Je suis fou de la BMW i8 : c’est celle que j’ai. J’aime beaucoup les voitures électriques, mais j’adore aussi les Ferrari. Je possède une Ferrari 599. Qui n’aime pas Ferrari ?!

Inter : Est-ce que vous aimez aussi les classiques ?
AA : Je rêve d’avoir une Aston Martin DB5, elle est sur ma wishlist…

Inter : Votre route préférée ?
AA : La Grande Corniche, qui relie Nice à Monaco.

Inter : Pouvez-vous nous parler de la toute nouvelle collaboration entre la Formula E et Hugo Boss ? En quoi est-elle innovante ?
AA : Je suis très enthousiasmé par cette nouvelle collaboration avec Hugo Boss. Déjà, je suis fan du patrimoine visuel de cette marque. Si vous regardez les photos d’archives d’Ayrton Senna, les harnais de sécurité des McLaren qu’il pilotait étaient signés Hugo Boss. Avoir ce type d’héritage aujourd’hui en Formula E est pour moi un honneur immense. Notre collaboration vise à unir la mode et le sport automobile : c’est innovant et ça a beaucoup de sens, car la mode et le sport représentent de puissants moyens pour toucher le public.

Inter : Comment imaginez-vous la voiture du futur ?
AA : Volante, électrique et sûrement sans conducteur. Les villes vont changer. Les parkings n’existeront plus. L’architecture va évoluer et ce sera une révolution. Ça arrive bientôt, d’ici trente à cinquante ans.

Inter : Vous aimez marcher ?
AA : J’adore marcher. Je vis à Londres au bord de la Tamise avec ma famille et nous marchons souvent le long du fleuve.

Inter : Vos endroits préférés pour vous ressourcer ?
AA : J’adore New York et les îles éoliennes, en particulier Vulcano.

Inter : Une dernière chose à ajouter ?
AA : J’ai trop hâte de porter mon costume de Panthère Rose ce soir… Venez à la fête !

Texte : Tania Feghali

Photographe : Felix Dol Maillot

 

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